vendredi 19 décembre 2014

2014, année prosaïque

2014. Vous avez apprécié les abandons de Madame Trierweiler, vous avez aimé le french bashing à la sauce Zemmour, vous avez  adoré "la femme parfaite est une connasse" d'Anne et Marie Girard. 

2014. Vous avez écouté les voeux  du président avec son pacte de responsabilité. Vous avez applaudi au Premier Ministre lors de sa déclaration d'émerveillement aux entreprises. Vous avez ahané en découvrant les dépenses somptuaires de Monsieur Lepaon. Vous avez approuvé le discours anti-boche de Monsieur Mélanchon.

2014. Au cinéma, vous vous êtes passionnés pour Interstellar, Gardiens de la Galaxie ou Dragons 2. A moins que, devant le petit écran ,  vous ayiez savouré "ma vie est une fête, un tourbillon", le documentaire télévisé à la gloire de Stephane Bern. 

La vie médiatique française en 2014 n'aura été qu'un assemblage de mièvreries, de pâles discours et de fatalisme. Une année prosaïque de la présidence normale.  

Les trompettes de nos chers médias se seraient elles tues ? Nos polémistes sont ils aphones ?   Nos philosophes sont ils retournés à leurs chères études ?

Car enfin, souvenez vous, en 2012, la France perdait le "+" accolé à son triple AAA, le gouvernement voué aux gémonies ; décembre 2014, la fameuse note chute à AA, les avez vous entendus ?

2012, c'est l'hallali pour les niches fiscales dans l'immobilier, ces cadeaux offerts aux riches. 2014, le bâtiment est en crise et le gouvernement ne sait comment se dépêtrer des démagogiques mesures  Duflot. Qui se bat la coulpe d'une telle cupidité initiale ?

2012, l'heure est à la solidarité nationale, plus d'abattements pour les salariés à domicile. 2014, les activités du service la personne sont sinistrées. Qui s'accuse  d'avoir colporté que les emplois créés étaient serviles ?

2012, il faut annuler les mesures fiscales favorables aux heures supplémentaires. 2014, le pouvoir d'achat des ménages est raboté, la consommation est en panne. Qui regrette d'avoir souffle le chaud et le froid ?

Chaque jour la France emprunte 475 millions d'euros, 5.500 € de plus par seconde, et ni l'Etat ni les collectivités locales ne font l'annonce de réduire leur train de vie. Chaque jour ce sont 1000 nouveaux chômeurs. Chaque jour, ce sont 172 entreprises qui déposent le bilan. 

Qui propose un plan sérieux, des étapes, des objectifs, une mobilisation, un projet, une union sacrée ?

Et que nous sert le gouvernement comme soupe médiatique ? Une réforme des régions non sensée, la création de lignes de bus, la mise en concurrence des professions libérales , la baisse des honoraires des notaires ou des syndics, la stigmatisation des propriétaires bailleurs, le compte pénibilité...

N'est-il pas temps d'élever le niveau de notre conscience politique, de concevoir des réponses économiques réalistes, d'être des consommateurs avisés, de montrer aux politiques et aux médias que leur soupe est refroidie et qu'ils cessent de leurrer leurs concitoyens ?

N'est- il pas temps de demander à ces gouvernants inefficaces de remettre leur mandat, de rendre des comptes ? 

Ne nous laissons pas aller à la facilité, à la presse de caniveau, à la télé irréalité. 

Soyons  exigeants des politiques que nous avons élus, soyons exigeants de ceux que nous allons élire . 

Cessons  de paraître comme des candidats à l'assistanat, prenons nos destins en main. 

Ne soyons ni indifférents, ni insouciants, ni inactifs. 

Dialoguons. Créons. Éveillons nous. Participons. 

C'est un vœu. 




L’assurance dommages-ouvrage : quand faut-il la souscrire ? - Agence Etoile

L’assurance dommages-ouvrage : quand faut-il la souscrire ? - Agence Etoile

vendredi 12 décembre 2014

Le Marché du logement existant en 2014 - Agence Etoile

Le nombre des ventes dans l'immobilier existant est assez stable, la vente en immobilier neuf s'effondre du fait du reflux des investisseurs et du déséquilibre de traitement entre les bailleurs et les locataires.

Le Marché du logement existant en 2014 - Agence Etoile

vendredi 21 novembre 2014

Les entrepreneurs se rebiffent

Il n'y a "pas d'autre solution que de descendre dans la rue", a affirmé Jean-Eudes du Mesnil (CGPME) sur BFM-Business, estimant que "tout a été tenté par la voie du dialogue". 

Les entrepreneurs manifesteront le 1er décembre à Paris, Toulouse et Marseille. 

Face au « ras le bol » des adhérents de toutes les fédérations interprofessionnelles (bâtiment, métallurgie…), l’Union pour les Entreprises (UPE 13), la CGPME, Terre de Commerce, la FNAIM13, s’unissent le 1er décembre 2014 pour faire valoir ce ras le bol face à la pression fiscale.
 
Cette  opération qui s’intitulera « Sauvons les entreprises », se déclinera de la manière suivante :
 
-          Mobilisation le 1er décembre 14 à Marseille (proposition pour sauver les entreprises, sauver l’emploi… banderoles, pancartes à prévoir, mobilisation maximale des entrepreneurs attendue, cibles visées : politiques et médias)

-          Un site dédié : sauvonslesentreprises.com

-          Un après-midi de tournage de courtes vidéos témoignages prévu le 24-11-14 à l’UPE

-          Une pétition lancée 

http://www.sauvonslesentreprises.com/


vendredi 7 novembre 2014

2/2. Pour un statut de l'entrepreneur : défendre les entreprenants



Qu'elles solutions pour préserver l'outil de travail des entrepreneurs, ne pas gâcher les compétences acquises, ni déserter les marchés conquis avec tant d'obstination ?
Au cœur des débats, la question de la simplification du formalisme dans les domaines techniques ou administratifs, fiscaux ou sociaux. Ces changements font consensus, il est temps qu’ils soient mis en pratique.

Thierry Mandon, le Secrétaire d’Etat au sein du Gouvernent chargé du « choc de simplification » a annoncé une cinquantaine de mesures pour supprimer, d'ici fin 2016, 80% des coûts des entreprises liés à la complexité administrative.

mais il faut des mesures simples. Le dispositif du CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) partait d'un bon principe, mais les résultats tardent à se faire ressentir. Il s’agit d’un crédit d’impôt équivalant à 6% de la masse salariale, hors salaires supérieurs à 2,5 fois le SMIC. Cet avantage a eu pour contrepartie la hausse de la TVA.

Les effets de seuil aussi doivent être revus, qui sont un frein à la croissance des entreprises. L’exemple type  est celui de la PME à 49 salariés, rebutée par la complexité et le formalisme que représenterait le seuil comité d’hygiène et de sécurité, comité d'entreprise et délégués syndicaux.

Deux autres axes, parmi tant d’autres, apparaissent essentiels et mériteraient ainsi de s’y pencher sérieusement. Le premier : un accès amplifié et facilité à la formation en alternance. Le second : actualiser les textes législatifs par des mesures transversales à tous les métiers dans le cadre des nouvelles opportunités qu’offrent les nouvelles technologies.
Mais comment sortir des sentiers battus, innover pour soutenir la création et le développement des TPE et des PME ?

Et pourquoi ne pas créer un statut de l'entrepreneur ?
 - Avec la garantie d'un revenu minimum de l'artisan ou du patron de TPE, revenu minimum qui ne serait pas soumis à charges sociales, et qui serait insaisissable.
- Avec des avantages fiscaux pour privilégier les augmentations de capital jusqu'à 100.000 €.
- Avec de nouvelles règles d'accès des TPE au financement bancaire via un service spécialisé de la BPI
 - Avec la création d'un contrat de travail spécifique  aux TPE et la simplification des règles de licenciement ou d'adaptation du temps de travail en cas de réduction d'activité
 - Avec l'instauration d'un système de valorisation de l'apprentissage des jeunes par l'entrepreneur formateur en crédit sur la taxe d'apprentissage
- Avec la création d'un crédit d'impôt pour le repreneur d'une entreprise existante.
- Avec le rétablissement des déductions fiscales pour les emplois à domicile et la rémunération des entreprises de services a la personne.
 - Avec la création de nouvelles zones franches pour favoriser les activités de technologies de pointe, exportation, ingénierie, conception.
 
Si les pouvoirs publics, le souhaitent, les idées sont nombreuses et pas forcément coûteuses, pour venir en soutien de nos entreprises "qualité France".

Ne bradons pas notre capital entreprise et notre force de travail.
 
Si les organisations patronales sont prêtes à faire descendre les patrons dans la rue.

Mais ce sont aussi les consommateurs et les salariés qui doivent soutenir ce mouvement des entreprises, :la défense de nos TPE et de nos PME est cruciale pour l'avenir de notre économie.

jeudi 6 novembre 2014

1/2. Pour un statut de l'entrepreneur : le constat.


Le tissu des entreprises avec leurs patrons-entrepreneurs est le poumon de l'économie. Un poumon, pour bien fonctionner, doit être oxygèné et correctement vascularisé.  

Le constat est assez consternant d'une France  étouffant ses entrepreneurs à l'éteignoir de la rigueur administrative, des réglementations tatillonnes et des charges confiscatoires. 

A fin mai 2014, le nombre de défaillances enregistrées sur les 12 derniers mois augmente de 2,3 % et s'élève ainsi à 63 031. C'est une augmentation malheureusement constante de mois en mois. 

De surcroît, une approche plus qualitative rapporte que ce sont les TPE, entreprises de moins de 5 salariés, qui sont concernées à plus de 85 % par les faillites. Les secteurs les plus en difficulté  restent la construction (+0,2% de défaillances), le commerce (+3,7%) et les services (+5,9%). 

La défaillance d'entreprise est une onde de choc via les dettes fiscales et sociales qui ne sont que rarement mentionnées dans les études. Les dettes fiscales et sociales sont dans la plupart des secteurs supérieures, d'une part aux dettes fournisseurs et d'autre part à peu près équivalentes aux dettes financières.

Le résultat fait que pour 65 %, les défaillances concernent des entreprises qui avaient été créées il y a moins de 10 ans et leur dette est principalement constituée du passif échu non réglé vis a vis des URSSAF.  

La Coface considère que le taux de défaillance ne peut s'inscrire en recul que si l'économie atteint 1,5 % de croissance. La croissance dépendant de la bonne santé des entreprises, le soutien de celles ci ne peut qu'aller conforter celle la. 

Les organisations professionnelles patronales sont sollicitées pour imaginer et proposer de façon pragmatique des solutions aux pouvoirs publics, trop souvent sclérosés de dogmatisme et d'énarchisme. 

Agence Etoile décroche sa 5ème étoile au Guide Couder - Agence Etoile

Agence Etoile décroche sa 5ème étoile au Guide Couder - Agence Etoile

lundi 20 octobre 2014

Le contrat de syndic après #ALUR


Le délire des mesures contraignantes à l'égard des copropriétés, des bailleurs privés et des syndics de copropriété finira-t-il un jour ?
Le parc des copropriétés vieillit, la crise économique désolvabilise de nombreux copropriétaires. Les obligations successives, diagnostics, suppression du plomb dans les peintures, mise en conformité des ascenseurs, suppression des colonnes d'eau en plomb..., s'accumulent. La pression fiscale, l'absence de toute déduction dans le cadre des gros travaux pour les copropriétaires résidents, nuisent à la bonne gestion des budgets de travaux dans le cadre du logement. La loi Alur, l'encadrement des loyers, constituent un frein durable à la volonté des copropriétaires bailleurs d'investir dans la conservation des bâtiments. 
 
La copropriété souffre d'une complexification exagérée, et d'une pression des associations de "défense" des copropriétaires qui prônent une gestion des copropriétés chicaneuse.  Les professionnels de la gestion immobilière sont stigmatisés et leurs revenus prêts à être encadrés sous prétexte de protection.
 
 

 
En multipliant les obligations, en complexifiant les processus et les normes, en encadrant les honoraires des syndics et en stigmatisant les professionnels, la gestion des copropriétés verra bientôt ses coûts fluctuer dans un climat de défiance générale, entre un service low cost et un service à prix premium.
Les professionnels doivent rapidement engager la réflexion pour changer les orientations : 
 
- le contrat de syndic type proposé par le gouvernement doit reprendre dans ses grandes lignes les dispositions déjà contenues dans l'arrêté Novelli ;
 
- le compte banque séparé et le fonds travaux doivent devenir une obligation pour les copropriétés de plus de 100 lots principaux uniquement ;
 
- la mise en concurrence des contrats de syndic ne doit pas être une obligation, mais facultative, à la demande d'un ou plusieurs copropriétaires ;
 
- l'accès à l'extranet de la copropriété doit être optionnel avec faculté d'un accès payant,
 
- les honoraires des syndics doivent être libres dans le cadre du respect de la loi de l'offre de de la demande, et du niveau de service offert par chacun ;
 
- la création du fichier central d'immatriculation des copropriétés doit être mise en sommeil ;
 
- les règles de consultation du conseil syndical préalablement à la convocation de l'assemblée générale doivent être assouplies ;
 
- le délai de convocation de l'assemblée générale par voie électronique,  doit être abaissé à 15 jours ;
 
- le votr à la majorité de l'article 25-1 doit être étendu à toute résolution relevant de l'article 25 ;
 
- les formalités d'information de l'acquéreur d'un bien en copropriété doivent être assouplies ;
 
- la mesure de certificat d'identité du candidat acquéreur doit être supprimée ...
 

mercredi 15 octobre 2014

Madame Pinel, Paris n'est pas à brader

Madame la Ministre du Logement est en phase d'offensive de charme auprès des professionnels de l'immobilier : du congrès de l'UNIS à l'inauguration des nouveaux locaux de l'Ecole
Supérieure de l'Immobilier, elle déclame ses promesses à ceux qui veulent bien l'entendre. 

Pas loin de parodier le Premier Ministre "propriétaires, agents immobiliers, je vous aime !"  L'aveyronnaise n'a pas l'audace du catalan. Néanmoins le logement et les services immobiliers méritent plus que des déclarations politiques. 

Et surtout les mesures pour rétablir bonne ALUR doivent être suffisamment claires et pérennes pour rendre confiance aux français dans leur valeur numéro 1, la pierre. 

En premier lieu, il faut bien comprendre que supprimer la liberté des prix et des loyers est une hérésie : c'est bien connu depuis la loi de 1948, le blocage des loyers est une source d'abus, de spoliation et un coup de frein brutal à la maintenance et à la conservation du patrimoine immobilier. 

L'encadrement des loyers serait restreint à Paris suivant les dernières déclarations de Madame la Ministre. Rien ne justifie une telle discrimination envers Paris, si ce n'est que c'est la seule ville en France qui disposerait d'un observatoire des loyers fiable. 

L'encadrement des loyers selon ALUR conduirait, d'après les premières projections, à une baisse des loyers de l'ordre de 20 % au fur et à mesure des nouvelles locations et des renouvellements de baux. Quid des bailleurs qui ont emprunté pour investir dans l'immobilier ? Va-t-on diminuer la charge de leur emprunt ? Quid des bailleurs qui doivent faire face à de lourdes charges pour la maintenance de leur bien ou investir dans les équipements pour économiser l'énergie ? Va-t-on encadrer la facture du plombier ou fixer par décret le prix  d'une fenêtre à double vitrage ? Comment sur la base des statistiques d'un observatoire va-t-on déterminer la différence de prix du loyer entre un appartement du Passage Brady et celui de même surface rue Beaurepaire ?  Et comment différenciera-t-on le prix entre le studio du rez-de-chaussée avec celui du 6eme avec ascenseur ?

Je passe sur l'obscurité et l'arbitraire  de la fixation des prix de loyers, quartier par quartier, qui sera édictée par un arrêté préfectoral.  

En matière de rapports locatifs, voici quelques autres points de la loi ALUR qui doivent être aménagés  :

- la simplification des règles du congé pour vendre ou habiter : dans tous les cas, le congé doit pouvoir être signifié a l'échéance du bail ou de son renouvellement ;

- le congé pour habiter doit pouvoir s'exercer au profit des collatéraux,sans avoir à justifier de son caractère réel et sérieux ;

- le délai de préavis de congé du locataire doit être de deux mois sauf les cas de maladie, licenciement, mutation professionnelle, départ en retraite ;

- le dépôt de garantie doit être rétabli à l'équivalent de deux mois de loyer maximum, éventuellement substituable par un mécanisme de cautionnement public ; des pénalités seront dues pour le bailleur qui ne restitue pas ce dépôt de garantie dans un délai de deux mois à partir de l'état des lieux de sortie ; pénalités également pour le locataire qui s'abstient de payer les deux mois de loyer durant le préavis ;

- de même l'acquéreur d'un bien loué doit pouvoir donner congé au terme du bail du locataire en place ; 

- le rétablissement de la mesure consistant à cumuler un cautionnement avec une garantie de loyers impayés ;

- la libéralisation des prix des frais d'acte de location et frais de mise en demeure en cas de non paiement du loyer ; avec la facturation par moitié entre le bailleur et le locataire de l'état des lieux de sortie ;

- l'allègement des procédures d'expulsion en cas d'impayés de loyer avec prise en charge du loyer par les pouvoirs publics dès le mois suivant la décision de justice constatant la résiliation du bail. 

Les professionnels FNAIM ont étudié et proposé depuis de nombreux mois la solution du bail solidaire, possibilité pour le bailleur de louer à prix conventionné contre des avantages fiscaux. C'est une réponse  efficace à la pénurie de logements sociaux du secteur public. 

Il est par ailleurs évident que la loi dite Duflot a causé du tort à la construction neuve en écartant les investisseurs. La mise en chantier de logements neufs est la seule réponse pour cantonner l'augmentation des loyers. Rétablir une niche fiscale ne set pas un luxe. 

Les services immobiliers, la construction neuve, le bâtiment, l'artisanat, des pans entiers de notre économie dépendent de la confiance des investisseurs privés et de leur retour sur le marché. Ce sont des millions d'emplois en France. Ce sont des millions de bailleurs qui ont investi pour un complément de retraite. Ce sont des millions de locataires candidats à des logements entretenus, des logements à prix abordables, et des relations de confiance avec leur bailleur et son administrateur de biens. 

Madame Pinel aura-t-elle l'audace de ses déclarations ? Des mesures lucides, pragmatiques et courageuses doivent être engagées. Sans tarder. 

mercredi 3 septembre 2014

Recadrez l'ALUR

 
L'encadrement des loyers est une mesure soutenue par Monsieur Hollande lors de sa campagne présidentielle et mise en musique par Madame Duflot.  La justification en fut, en est toujours, que dans certaines zones, dites « tendues » - les grandes métropoles notamment - les loyers ne seraient plus en phase avec la solvabilité des locataires. 
Assez aberrant puisque, sauf erreur, nous vivons en économie de marché, et c'est donc du marché que procède l'ajustement des prix. S'il n'y a pas de demande pour un bien présenté trop cher, l'offre de prix va s'ajuster à la baisse jusqu'à ce que cette offre soit saisie par un locataire suffisamment solvable et suffisamment intéressé par la location de ce bien. 
Prenons le cas de Marseille, 2ème ville de France. Le maire, Monsieur Gaudin, s'est opposé à cette mesure pour sa ville. Et il a bien raison :
 - Le marché immobilier à Marseille ne peut être considéré comme "tendu", l'offre est supérieure à la demande, 5.000 logements sociaux supplémentaires annuellement, et un parc locatif de logements neufs et anciens conséquent. On ne constate pas de hausse à la relocation, les prix ont baissé d’environ 1 % en 2013, même tendance en 2014.
 - Les loyers se sont stabilisés à une moyenne de 12 € le m2 avec des variations pour les T1/T2 à 14 €/m2 et à 11 € /m2 pour les T3. 
 - Sur ces dernières années, il y a un ralentissement du turnover des locataires de 34 %.
 - Les 6e, 7e et 8e arrondissements restent des quartiers où les loyers sont les plus élevés. A l'opposé, on note que la ZAC du Rouet, où il y a eu de nombreuses constructions, reste plus accessible.
Je vois de manière générale cinq inconvénients à l'encadrement des loyers  :
    • le mécanisme d'encadrement des loyers enclenche une spirale déflationniste avec l'effet pervers que de nombreux logements seront retirés du marché locatif, alors que le constat est qu'il en manque ;
    • inévitablement, ce sera le grand retour des « pas de porte », un droit d’entrée pour obtenir un logement, payable de la main à la main ;
    • fixer un loyer au m2 par ville et par secteur, à partir d'observatoires des loyers privés alimentés par les professionnels, et décrété par le Préfet, représente un processus administratif arbitraire, superfétatoire et complexifiant ;
    • encadrer les loyers pénalise 80 % des bailleurs privés qui ont investi dans un complément de retraite, donc les priver de pouvoir d'achat ; et ceux qui ont investi en empruntant, les mettre en difficulté économique ;
    • encadrer les loyers est un mauvais signe pour les investisseurs : c'est une lapalissade de dire qu'il faut avoir des investisseurs pour avoir des locataires. Pas d'investisseur, pas de construction neuve, pénurie et tension sur les loyers. Sans oublier que rapidement les bailleurs ne pourront supporter le poids des dépenses de maintenance des bâtiments.
Il ne faut pas négliger le fait que nous avons en France une « prime à la pierre ». L’immobilier est considéré comme une valeur refuge et un complément de retraite. La demande est forte en biens d’investissement immobilier, d’où une pression structurelle sur les prix pour le retour sur investissement.
 
Selon moi, encadrer les loyers, c’est prendre le problème à l’envers. Pourquoi trouve-t-on les loyers trop chers ? Parce que le pouvoir d’achat est insuffisant. Pourquoi le pouvoir d’achat est-il insuffisant ? Parce que l’économie tourne au ralenti. Pourquoi alors faire une impasse sur des mesures favorables à l’activité économique et au logement ?
Le Gouvernement est à court d’idées ?
 En voici quelques unes, en vrac :
 
o   mettre en place le prêt à taux zéro dans l’ancien pour les moins de 35 ans ;
 
o   modérer les frais de mutations immobilière, que les collectivités locales donnent elles-mêmes l’exemple de l’encadrement de leurs propres taxes ;
 
o   établir un statut de bailleur privé pour ceux qui acceptent de pratiquer des loyers modestes, contre des avantages fiscaux, une proposition soutenue par la Fnaim depuis trois ans ;
 
o   faire le ménage dans l’occupation des logements sociaux et les purger de ceux dont les revenus sont supérieurs aux plafonds requis ;
 
o   réduire les droits pour les donations sur biens immobiliers, dans le cas de transmission aux petites enfants ;
 
o   obliger au suivi d’une formation qualifiante les jeunes chômeurs en demande de premier emploi ;
 
o   relancer des zones franches dans les quartiers défavorisés, ciblées pour favoriser le développement de l’artisanat, des techniques et de la micro entreprise ;
 
o   soutenir les PME innovantes dans le domaine de l’habitat et des économies d’énergie ;
 
o   aménager les territoires en centre urbain, avec restriction de stationnement/circulation et contrôle d’accès réservé aux habitants, transports en commun et véhicules de livraison.
 











 

   


mardi 2 septembre 2014

Rêves de vacances, et ainsi sera la réalité


Les vacances sont hélas finies. Elles vous ont projeté dans de nouveaux lieux, un nouvel environnement, de nouveaux espaces. Les résolutions de rentrée sont prises comme perpétuer vos rêves, écrire une nouvelle page pour vous ou votre famille, aller de l'avant.

C’est le moment idéal pour le changement et partir en quête de votre nouveau logement. Cette maison, cet appartement, celui que vous achèterez ou que vous ne ferez que convoiter, celui que vous raterez, que vous regretterez et finirez par oublier, et puis celui vous choisirez : ce ne sera jamais un patrimoine comme un autre, mais celui où vous ferez votre vie, où vous aurez vos racines.

La pierre fait rêver, c’est à juste titre le premier patrimoine des français. Parceque la maison est le théâtre de nos passions, le témoin de nos affinités, la manifestation de nos goûts. C’est un patrimoine affectif, parceque son propriétaire lui fait honneur et que la maison l’aide à se construire ou se reconstruire. Comme l'écrivait Jean-Paul Sartre, "on ne met pas son passé dans sa poche, il faut avoir une maison pour l'y ranger." 

Certes, la quête de ce rêve peut s’avérer une épreuve et les obstacles sembler insurmontables : vendre pour acheter, visiter, emprunter, déménager… Pourquoi cependant ne pas faire du rêve une réalité ?

Mettez toutes les chances de votre côté et réalisez votre projet en toute quiétude : votre agence immobilière de proximité saura vous conseiller, vous guider, sélectionner les biens correspondant à votre besoin, éviter les embuches juridiques.

Vendre, acheter, investir, la rentrée est le grand moment pour concrétiser les rêves de vacances.

Vous aussi, laissez-vous tenter !

 

AGENCE ETOILE : LA GARANTIE REVENTE EST COMPRISE - Agence Etoile

AGENCE ETOILE : LA GARANTIE REVENTE EST COMPRISE - Agence Etoile

mardi 12 août 2014

Natura, nostra patria

"L'homme de loisir n'aime en général pour eux-mêmes, ni les champs, ni les prairies, ni le spectacle de la nature, ni les animaux superbes qui doivent se convertir en pièces d'or pour son usage. L'homme de loisir vient chercher un peu d'air et de santé dans le séjour de la campagne, puis il retourne dépenser dans les grandes villes le fruit du travail de ses vassaux." Gorges Sand, déjà au XIXème siècle, observait cette dichotomie entre le naturel et son scintillant emballage.

Observer l'éclosion d'un bourgeon au printemps, voir roucouler un couple de tourterelles, sentir l'odeur de l'herbe coupée ou observer la ronde des moissonneuses sous le soleil brûlant de l'été : que de sensations, oubliées ou inconnues, à (re)découvrir ! Quel plaisir oublié d'observer le rythme des saisons, d'admirer le coucher du soleil derrière le champ moissonné ou scruter les étoiles loin de la pollution lumineuse !

L'homme se veut maître de la terre mais ne l'aime pas pour ce qu'elle est. Le biologiste modifie génétiquement le maïs pour le rendre tolérant à un herbicide, le touriste sillonne les sentiers à VTT, l'industriel tire profit des cultures et de l'élevage, mais l'homme citoyen n'a plus aucune conscience du lien qui l'unit au sol comme un cordon ombilical. 

Qui saura bientôt que les œufs ne sont pas une forme de poudre lyophilisée, que la laitue n'est pas une salade hydroponique ou que les poulets ne viennent pas au monde sans plume ? Qui sait encore que l'artichaut soigne les problèmes  digestifs, que la carotte traite les troubles biliaires ou que l'infusion de thym guérit des maux intestinaux ? Tout simplement qui se souvient que c'est au mois de juin, la saison de manger des fraises ?

Observer la nature contribue à aiguiser le sens de l'observation mais aussi à prendre conscience de sa beauté et de sa diversité. La nature n'est pas une banalité, c'est notre milieu "naturel", un milieu riche en espèces végétales et animales, un milieu équilibré que nous devons apprendre à respecter. 

Profitons de moments d'ėvasion pour retourner dans nos campagnes et nos montagnes, retrouver les rythmes naturels, donner le temps au temps, relativiser le sens des choses, revisiter nos valeurs.  Observer, de l'aube à la nuit.  Protéger, préserver l’environnement, penser aux moyens de sauvegarder cette nature qui s'éveille, s'ébat, se meut. Se rappeler le respect que nous devons à chacun de nous ; la vie, l'amour, la mort, chaque instant un perpétuel mouvement qui fait réfléchir à notre condition de citadins angoissés et retrouver une relative sagesse terrienne.

Redonner un sens au progrès, une paix, une tranquillité, une saisonnalité, oubliées dans les affres du stress de la ville.  Renouer avec les racines de la vie, c'est vivre !!!

Finalement, la vie naturelle n’est pas « derrière » nous comme un mythe dépassé et dangereux, mais plutôt devant nous comme une utopie nécessaire. Un sens politique qui est celui de notre survie collective. Mais un sens qui n'est ni de droite ni de gauche, ni pro ou anti-capitaliste, le sens de notre "patrie commune".  La vie naturelle ne désigne rien d’autre que notre survie de terriens et individuellement que notre bonheur. 


mercredi 18 juin 2014

L'ALUR d'un gâchis

Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent ; ce furent 500.000 logements que M. Hollande projetait de stimuler en 2012. Mais à
force d'une loi Alur insensée et de décourager l'investissement et les investisseurs, la construction de logements neufs a encore chuté de 17,6 % sur les trois derniers mois. 

Petits rappel des forces en présence. 

Les forces vives :

- la démographie française est la première en Europe ;

- la demande de logements est également soutenue par l'éclatement et la recomposition des cellules familiales ;

- les taux d'intérêt bas rendent le financement peu coûteux. 

Les forces mortes :

- la loi Alur est si favorable aux locataires qu'elle décourage les bailleurs de louer leurs biens ou d'en construire pour les louer ;

- les avantages fiscaux qui faisaient préférer l'investissement immobilier plutôt que les placements en assurance vie ont été supprimés ;

- le dogme du quota obligatoire de 25 % de logements sociaux dans le neuf augmente le coût de construction et est un frein psychologique dans nombre de municipalités ;

- trop de normes rendent la construction lente et coûteuse ;

- l'annonce de l'encadrement des loyers rend illisible tout plan de financement de l'investissement. 

Monsieur Jacques Attali, qui n'est pas particulièrement connu pour être anti-social demande l'abrogation de la loi Alur et conclut : "de l'audace qu'auront, ou n'auront pas, le gouvernement et le Parlement  pour mener cette réforme, on jugera si la France est restée le pays des monopoles, de la rente et des privilèges, ou si elle peut enfin passer du côté de la concurrence, du profit et de l'équité. 

vendredi 13 juin 2014

VALLS modifiera-t-il l'ALUR pour lui échapper ?


Le Premier ministre Manuel Valls a indiqué ce vendredi 13 juin lors d'un déplacement aux Assises des Petites Villes de France (APVF) que la loi Alur pourrait subir un certain nombre de modifications.

Dès le mois de mars, Jean-François BUET, le Président de la FNAIM, dénonçait : "pour informer et protéger les acquéreurs d’un bien en copropriété, volonté certes louable du législateur, la loi ALUR (Accès au logement et un urbanisme rénové) du 24 mars 2014 oblige les vendeurs à annexer près de quinze documents au compromis ou à la promesse de vente. L’ensemble de la profession, FNAIM en tête, alerte les pouvoirs publics : exiger d’annexer l’ensemble de ces documents d’information à l’avant-contrat ralentit et alourdit le processus des ventes immobilières. De plus, cette mesure porte sérieusement atteinte à la sécurité des contrats."

Après ces déclarations, après la réception le 10 juin par Madame PINEL de plusieurs centaines de dossiers de compromis de vente ALUR par des agents immobiliers de France entière  (1,7 kg de papier en moyenne), faudra-t-il en arriver au constat d'un véritable sabordage de l'économie immobilière ?

La loi Alur va-t-elle être remodelée ?
 
La rumeur court depuis quelques jours… Mais cette fois, cela semble se préciser puisque le Premier Ministre a pris la parole sur le sujet  "Il faut une loi sur le logement, elle existe, mais si nous avons une loi sur le logement qui ne permet pas le redémarrage du logement, cela veut dire qu'il faut apporter un certain nombre de modifications", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "Il y a trop d'éléments qui entravent l'action. Nous avons besoin de libérer les énergies", évoquant notamment l'excès de normes.
 
II a réaffirmé l'engagement du gouvernement dans la construction de logements : "Nous avons besoin de construire des logements partout. Nous avons besoin que nos entreprises puissent aussi investir. Mettre de l'efficacité, il faut être concret, pratique, il faut écouter les élus. Et le gouvernement sera attentif pour que vous puissiez agir plus vite". Selon une source gouvernementale, l'exécutif ne compte pas "défaire" la loi mais prépare bien des "assouplissements".

Dans son élocution, le Premier ministre n'a toutefois jamais pointé du doigt directement le texte porté par l'ancienne ministre du Logement Cécile Duflot.

Pour rappel, des fuites ont circulé en milieu de semaine sur le détricotage de la loi Alur. Dont un article de Jacques Attali demandant son abrogation pure et simple.
 
Sylvia Pinel demandait le 12 juin à ses services d'étudier les mesures susceptibles d'alléger les contraintes administratives nées de cette loi. Ce qui avait valu une mise au point d'Emilie Piette, la directrice du cabinet,  précisant au passage que le ministère s'était fixé deux priorités : "relancer la construction" et "favoriser le pouvoir d'achat",  "Il n'y a pas de remise en question de la loi Alur". De même Stéphane Le Foll affirmait qu'il n'était pas question de céder sur les termes de la loi.

Une invraisemblable cacophonie. Selon Julien Goldman, porte-parole du groupement des Agences Réunies,  "après ces valses hésitations, la balance penchera du côté de la raison économique."
 
Espérons que les professionnels seront cette fois entendus, à travers leurs syndicats, et aussi par le Conseil National de la Transaction et de la Gestion Immobilière dont le président, Monsieur Yves Boussard, devrait être désigné par décret dans les prochains jours.
 
A suivre...

 
Avec AFP (13/06/2014)

mercredi 11 juin 2014

L'incivilité engendre la discorde


La civilité correspond à l'observation de la convenance, des bonnes manières et de la morale. C'est ce que chaque parent digne de son rôle d'éducateur doit enseigner à ses enfants. C'est une attitude qui devrait être de facture courante dans une société moderne, démocratique et instruite. 

Par opposition, les incivilités se définissent comme un "ensemble de nuisances sociales extraordinairement variées qui ne blessent pas physiquement les personnes, mais bousculent les règles élémentaires de la vie sociale permettant la confiance." (Sebastian Roché).  

Les incivilités sont des actes humains en rupture avec la vie sociale. Elles se voient, se lisent ou s'entendent chaque jour, du fait de jeunes, d'anciens, de natifs ou d'immigrés, de gens de toute culture, de tout métier ou de toute religion, un fléau qui se répand à grande vitesse. 

C'est l'irrespect, ce sont les invectives, les crachats, les graffitis sur les murs des villes, les dégradations de biens publics, les attroupements d’individus potentiellement menaçants, le bruit dans les immeubles d’habitation, les insultes dans la vie quotidienne, les clients impatients au téléphone, les mots grossiers entre automobilistes, les injures en assemblées générales de copropriété. 

Et si l' on prend la définition de Sebastian Roché à la lettre, s'abstenir de voter, dans une société démocratique, c'est "une nuisance élémentaire qui bouscule une règle élémentaire de la vie sociale". 

L'exemple devrait venir d'en haut, mais un politicien qui ne tient pas ses promesses, un ministre des finances qui se fait prendre la main dans son portefeuille suisse, un présidentiable accusé de proxénétisme, un chef de parti dans un scandale de fausses factures, rien de bon pour l'exemple.  Au plus haut niveau, dans les sphères où certains ont oublié ce qu'est la vraie vie, la valeur morale n'est pas exacerbée, c'est le moins que l'on puisse dire. 

Ceci crée une altération de la confiance entre les personnes étendue à une altération de la confiance en les institutions. Rester indifférent  à cet incivisme, c'est ouvrir la voie aux potentiels délinquants qui le perçoivent comme une indifférence de la société au désordre.

C'est grave !  La théorie développée par Wilson et Kelling (1982), explique que si dans un endroit, une vitre est brisée et qu'elle n'est pas remplacée, alors toutes les autres connaitront le même sort.

La politique de lutte contre les incivilités et de lutte contre la criminalité s'est appuyée dans la ville de New York sur cette théorie de la "vitre brisée". Au début des années 1990, le métro new-yorkais connaissait un taux exponentiel de délinquance. La décision a été prise de sanctionner tous les manquements aux règles applicables dans l’enceinte du métro (pieds sur les sièges, non-acquittement du prix du billet, ivresse...). En quelques années, le taux de criminalité a fortement baissé, y compris pour les infractions les plus graves (violences, crimes, viols...), et le taux d’élucidation des crimes a été fortement amélioré. Cette nouvelle politique a ensuite été généralisée à l’ensemble de la ville avec des résultats comparables. 

La tolérance zéro fait partie de la solution pour réduire ces nuisances. Des politiques publiques sont mises en place. Depuis 1997, des contrats locaux de sécurité ont été signés, impliquant tous les acteurs de la sécurité. 

Il est urgent aussi de remettre la discipline au centre de la vie sociale : à l'école, le respect des professeurs et le goût du travail, en famille la soumission à l'autorité parentale et la solidarité inter-générationelle ; en politique l'intégrité et la transparence, dans les affaires, la loyauté et le respect des engagements ; dans les relations en B to C, le respect du professionnel, dans le travail, l'esprit d'équipe, dans la vie de tous les jours,  la responsabilisation, la politesse, le respect d'autrui. 

Un petit pas pour la civilité, c'est un grand bon pour la sérénité. 


mercredi 21 mai 2014

Les charges de copropriété dans le Grand Paris. - Agence Etoile

Les charges de copropriété dans le Grand Paris. - Agence Etoile

la
moyenne des charges, hors dépenses et charges exceptionnelles,
s’établit à 2 089 euros / lot dans le Grand Paris, des disparités
existent entre les départements. Les charges de copropriété sont les
plus élevées à Paris (2 292 euros / lot) puis dans les Hauts de Seine
(2 093 euros / lot), le Val de Marne (2 078 euros / lot), la Seine Saint
Denis (2 016 euros / lot), et enfin le Val d’Oise (1 951 euros / lot).
Les Yvelines (1 890 euros / lot) et l’Essonne (1 810 euros / lot) sont
les départements où les charges sont les plus faibles.

Opération Sylvia


Opération Sylvia

Tous les agents immobiliers de France protestent contre la lourdeur de la loi #alur, notamment avec les documents qu'il est nécessaire de remettre à l'acquéreur d'un bien en copropriété lors de la signature du compromis de vente. Documents qui par ailleurs étaient pour la plupart déjà remis pour sa parfaite information, dont le PV d'assemblée générale, le carnet d'entretien, l'état financier... On y ajoute avec #alur le règlement de copropriété et ses modificatifs, l'état des dettes du vendeur, quelques kilos de papier à parapher et signer sans un réel avantages. Trop d'information tue l'information.


Tous les agents immobiliers de France souhaitent sensibiliser les pouvoirs publics à ces inconvénients qui freinent la fluidité du marche immobilier, créent un sentiment d'inquiétude lors de l'acte de vente et d'achat, et au final nuisent à la mobilité de nos concitoyens.
Tous les agents immobiliers de France demandent à Madame la Ministre l'aménagement, voire le retrait de ces dispositions de la loi #alur et une simplification des règles, tout en préservant l'information des consommateurs.


Tous les agents immobiliers de France se mobilisent afin que Madame la Ministre reçoive un exemplaire de leur dossier de compromis avec ses annexes #alur et prenne conscience de cette lourdeur administrative.

OPÉRATION SYLVIA : LE 10 JUIN AU MATIN, MME PINEL HÔTEL DE CASTRIES 72 RUE DE VARENNE 75007 PARIS REÇOIT SES PAQUETS CADEAUX DE LA PART DES AGENTS IMMOBILIERS DE FRANCE ET D'OUTRE MER.


Voter c'est être démocrate


Le silence des pantoufles est plus (aussi) dangereux que le bruit des bottes.

Texte de Martin Niemöller (1892-1984) : cet homme, dont la famille faisait partie de l'aristocratie allemande, avant la seconde guerre mondiale, possédait un certain nombre de grandes usines et de propriétés. Quand on lui demandait combien d'Allemands étaient de véritables nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.

« Peu de gens sont de vrais nazis » disait-il, « mais nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention. J'étais l'un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés. Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant que nous ayons pu le réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée. Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp de concentration et les alliés détruisirent mes usines. »

La Russie communiste était composée de Russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d'environ vingt millions de personnes. La majorité pacifique n'était pas concernée.

L'immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de personnes.

Le japonais moyen, avant la deuxième guerre mondiale, n'était pas un belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers l'Asie du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l'abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, à coups d'épée, de pelle ou de baïonnette.

Et qui peut oublier le Rwanda qui s'effondra dans une boucherie. N'aurait- on pu dire que la majorité des Rwandais était pour« la Paix et l'Amour » ?
 
Ne jamais laisser passer sa chance à la démocratie.
 

vendredi 16 mai 2014

Audiatur et altera pars

Qu'on entende l'autre partie également. 

Les syndics de copropriété sont toujours sous le feu de la critique. Je dirai même plus, sous le feu de l'injure, sous la pression de quelques médias et organismes mal intentionnés. 

La loi #Alur est fraîchement votée et l'on s'acharne encore et encore sur ces professionnels de la gestion des copropriétés. 

Pourquoi tant de haine et de propos agressifs à l'encontre de travailleurs dont l'œuvre est indissociable de la préservation du patrimoine des copropriétaires ?

Pourquoi autant de mépris envers ces spécialistes dont l'action quotidienne se place au cœur de nos immeubles ?

Pourquoi ne pas réellement enquêter sur le travail au quotidien, connaître objectivement les avantages de chacun et les contraintes du service au public ?

Pourquoi ne pas dire combien de goujats, combien d'impolis, combien d'aigris, combien de psychopathes, chaque jour se manifestent par téléphone, par mail, pour accabler les personnels avec des exigences absurdes ?

Pourquoi ne pas dire que certaines associations manipulent les copropriétaires dans leur seul but lucratif ?

Pourquoi ne pas enquêter sur ce que gagne le syndic, cetiaîs seraient très surpris du résultat ?

Le "syndic", c'est une équipe composée de gestionnaires, de comptables, d'assistants et d'assistantes, de techniciens, de juristes, tous dotés de diplômes et de compétences. Des travailleurs qui sont à leur travail le matin, finissent très tard dans le cadre des assemblées de copropriété qui ont lieu après le temps de travail des copropriétaires. 

Et qui sans la passion de leur métier retourneraient vite à des occupations moins exposées à la vindicte populaire. 

L'activité  de syndic de copropriété est nommément et spécialement visée dans la liste des activités immobilières réglementées. Il faut justifier d'un diplôme  et d'une qualification pour exercer ce métier. Justifier d'une garantie financière et d'une assurance de responsabilité professionnelle. 


Tenir la comptabilité, préparer, tenir l'assemblée de copropriété, rédiger le procès verbal, faire respecter le règlement de copropriété, faire exécuter les décisions des copropriétaires, recouvrer les impayés, communiquer avec les copropriétaires et le conseil syndical...


La loi ALUR  par ailleurs,alloue de nouvelles missions au syndic :


l’élaboration d’une fiche synthétique (en attente décret)

Les contrats de syndic devront prévoir obligatoirement une pénalité financière forfaitaire automatique à l’encontre du syndic chaque fois que celui-ci ne met pas la fiche synthétique à disposition d’un copropriétaire dans un délai de quinze jours à compter de la demande ;


la souscription de contrats d’assurance responsabilité civile (Entrée en vigueur immédiate)

Le syndic  à l’obligation de soumettre au vote de l’assemblée générale, à la majorité de l’article 24, la décision de souscrire un contrat d’assurance contre les risques de responsabilité civile dont le syndicat doit répondre.


L’obligation du syndic de représenter le syndicat des copropriétaires (Entrée en vigueur immédiate)

En application des articles 15 et 16 de la loi, le syndic représentera le syndicat des copropriétaires dans tous les actes civils et en justice ainsi que pour la publication de l’état descriptif de division et du règlement de copropriété ou des modifications apportées à ces actes, sans que soit nécessaire l’intervention de chaque copropriétaire à l’acte ou à la réquisition de publication.


- La conservation des archives (Entrée en vigueur immédiate)

Le syndic à l’obligation de soumettre au vote de l’assemblée générale, à la majorité de l’article 25, la décision de confier les archives du syndicat des copropriétaires à une société spécialisée aux frais du syndicat


Le carnet d’entretien (En attente décret)

Obligation sera faite au syndic de mettre à la disposition des copropriétaires un carnet d’entretien de l’immeuble conformément à un contenu qui sera  défini par décret.


L’immatriculation du syndicat (En attente décret)

Pour les immeubles neufs et ceux mis en copropriété, le notaire chargé de publier au fichier immobilier et au livre foncier l’état descriptif de division et le règlement de copropriété sera chargé de réaliser la déclaration d’immatriculation du syndicat de copropriétaires.

Pour les immeubles déjà en copropriété, l’immatriculation et la mise à jour des données incomberont au syndic.

Tout acte authentique de vente devant notaire relatif à un lot de copropriété comportera la mention du numéro d’immatriculation de la copropriété.


L’information des occupants de l’immeuble (En attente du décret)

Le syndic devra informer les occupants de chaque immeuble de la copropriété des décisions prises par l’assemblée générale, selon des modalités définies par décret.


La préparation du budget prévisionnel (Entrée en vigueur immédiate)

Le syndic sera  chargé d’établir le budget prévisionnel en concertation avec le conseil syndical, l’oubli de concertation de la part du syndic devient donc une faute grave et susceptible de sanction.

 

L’ouverture du compte bancaire séparé (Entrée en vigueur 1 an à compter promulgation de la Loi)

Le syndic a l’obligation d’ouvrir, dans l’établissement bancaire qu’il choisit, un compte séparé au nom du syndicat, sur lequel sont versées sans délai toutes les sommes ou valeurs reçues au nom ou pour le compte du syndicat

Cette obligation s’appliquera aux mandats en cours à compter de leur renouvellement.

L’assemblée générale peut décider, à la majorité de l’article 25, que ce compte soit ouvert dans un autre établissement bancaire de son choix. Aucune convention de fusion, aucune compensation avec tout autre compte ne pourra être réalisée avec ce compte.

Dès réception des relevés périodiques du compte, une copie sera mise à la disposition du conseil syndical. 

Par exception, les syndicats de moins de 15 lots à usage de logements, de bureaux ou de commerces, pourront en AG, à la majorité de l’article 25 et, le cas échéant, de l’article 25-1, dispenser le syndic d’ouvrir un compte bancaire séparé au nom du syndicat.

 

La mise en place d’un extranet (1er janvier 2015)

A compter du 1er janvier 2015,  le syndic professionnel devra proposer un accès en ligne sécurisé aux documents dématérialisés relatifs à la gestion de l’immeuble ou des lots gérés, sauf décision contraire de l’assemblée générale prise à la majorité de l’article 25 de la présente loi.


La liste est encore longue, de la gestion du nouveau fonds travaux, au plan pluri-annuel, à la mise en place des DPE de parties communes à la mise en concurrence des fournisseurs de gaz. 


Ces règles de gestion des copropriétés en France sont complexes et nécessitent des personnels qualifiés, le plus souvent diplômés bac + 3.


Imaginez vous que toute cette réglementation tatillonne peut être tenue à la lettre ? Pensez vous que l'on puisse charger autant le bourricot de syndic sans qu'il puisse obtenir une juste rémunération ?


Il n'est que justice qu'ils soient correctement rémunérés. 


Il n'est que justice qu'ils soient traités avec respect. 


Il n'est que justice qu'un métier aussi complexe soit pris en haute considération. 


Il faut cesser de caricaturer le métier des gens qui en font profession. 


En finir avec le harcèlement médiatique. Les syndics, eux, ne sont pas subventionnés.