jeudi 6 novembre 2014

1/2. Pour un statut de l'entrepreneur : le constat.


Le tissu des entreprises avec leurs patrons-entrepreneurs est le poumon de l'économie. Un poumon, pour bien fonctionner, doit être oxygèné et correctement vascularisé.  

Le constat est assez consternant d'une France  étouffant ses entrepreneurs à l'éteignoir de la rigueur administrative, des réglementations tatillonnes et des charges confiscatoires. 

A fin mai 2014, le nombre de défaillances enregistrées sur les 12 derniers mois augmente de 2,3 % et s'élève ainsi à 63 031. C'est une augmentation malheureusement constante de mois en mois. 

De surcroît, une approche plus qualitative rapporte que ce sont les TPE, entreprises de moins de 5 salariés, qui sont concernées à plus de 85 % par les faillites. Les secteurs les plus en difficulté  restent la construction (+0,2% de défaillances), le commerce (+3,7%) et les services (+5,9%). 

La défaillance d'entreprise est une onde de choc via les dettes fiscales et sociales qui ne sont que rarement mentionnées dans les études. Les dettes fiscales et sociales sont dans la plupart des secteurs supérieures, d'une part aux dettes fournisseurs et d'autre part à peu près équivalentes aux dettes financières.

Le résultat fait que pour 65 %, les défaillances concernent des entreprises qui avaient été créées il y a moins de 10 ans et leur dette est principalement constituée du passif échu non réglé vis a vis des URSSAF.  

La Coface considère que le taux de défaillance ne peut s'inscrire en recul que si l'économie atteint 1,5 % de croissance. La croissance dépendant de la bonne santé des entreprises, le soutien de celles ci ne peut qu'aller conforter celle la. 

Les organisations professionnelles patronales sont sollicitées pour imaginer et proposer de façon pragmatique des solutions aux pouvoirs publics, trop souvent sclérosés de dogmatisme et d'énarchisme. 

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