Natura, nostra patria
"L'homme de loisir n'aime en général pour eux-mêmes, ni les champs, ni les prairies, ni le spectacle de la nature, ni les animaux superbes qui doivent se convertir en pièces d'or pour son usage. L'homme de loisir vient chercher un peu d'air et de santé dans le séjour de la campagne, puis il retourne dépenser dans les grandes villes le fruit du travail de ses vassaux." Gorges Sand, déjà au XIXème siècle, observait cette dichotomie entre le naturel et son scintillant emballage. Observer l'éclosion d'un bourgeon au printemps, voir roucouler un couple de tourterelles, sentir l'odeur de l'herbe coupée ou observer la ronde des moissonneuses sous le soleil brûlant de l'été : que de sensations, oubliées ou inconnues, à (re)découvrir ! Quel plaisir oublié d'observer le rythme des saisons, d'admirer le coucher du soleil derrière le champ moissonné ou scruter les étoiles loin de la pollution lumineuse ! L'homme se veut maître de la ter...